Le DAL (Droit au Logement) a été condamné à une amende de 12 000 euros et à la confiscation (comme les enfants de Don Quichotte) des 319 tentes arrachées aux familles sans logis par la police à cinq reprises lors de leur campement, devant le 24 rue de la Banque, fin 2007. Cette décision de justice diligentéé par l’Etat vise à museler le DAL qui depuis 18 ans combat pour ce droit fondamental, interpelle les différents gouvernements et a obtenu le relogement de dizaine de milliers de foyers sans toit, ou mal logés. Elle a été rendue pour décourager les associations les associations de défense des sans toit, et les sans logis qui relévent la tête.
L’infraction reprochée au DAL est destinée à sanctionner les personnes qui « embarrassent la voie publique en y déposant ou y laissant sans nécessité des matériaux ou objets quelconques » (art R644 du code pénal). Non seulement cette condamnation est insultante pour ceux qui souffrent de la crise au logement, en les assimilant à des « objets quelconques », mais elle pourrait si elle reste en l’état être utilisée contre n’importe quel sans abri ou mal logés dormant dans la rue.
Cette décision vise a museler le DAL qui depuis 18 ans harcèle les différents gouvernements pour qu’ils apportent des réponses concrètes aux victimes de la crise du logement, familles migrants, personnes vulnérable... et a obtenu le relogement de dizaines de milliers de personnes, quelques soient leur revenus ou leur nationalité. Le DAL fera appel à cette décision, et a besoin de votre soutien aussi bien financier que militant ou bénévole.